Sa jument a des yeux dont l'expression est celle d'une femme amoureuse,
Sa démarche est digne de la plus belle des adolescentes.
Son poitrail est celui du lion,
Ses flancs sont ceux de la gazelle.
Endurcie à force de courses, elle boit littéralement le vent,
Trotte comme un loup, Galope comme un renard.
Sa robe est un miroir,
Son poil aussi épais que les plumes de l'aile de l'aigle,
Son cou se balance librement tel celui de la gazelle,
L'effluve aromatique de sa peau rappelle la brise épicés des hauts plateaux bénis du Nedjad,
Ses sabots sont durs comme la pierre, projettent comme elle des étincelles et sont si larges qu'une souris pourrait y loger son nid,
Elle est douce comme l'agneau, mais sa colère est celle de la panthère si on la frappe ou la contrarie,
Sa croupe est aussi ferme qu'une dune humide,
De plus, ses narines s'ouvrent comme les pétales de roses,
Son dos est si puissant qu'on le dirait fait pour deux cavaliers,
Ses épaules se transforment en ailes dés qu'elle court,
Ses jambes sont fortes comme celles de l'autruche sauvage et musclées comme celles du chameau,
Ses cils sont aussi longs que les barbes des épis d'orges,
Son front forme deux collines qui surplombent une large plaine,
Ses oreilles sont deux moitiés d'une pointe de lance.